DECLARATION
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- Catégorie : Actualités
- Publié le Mercredi, 18 juillet 2012 13:37
Excellences,
Madames, Messieurs,
Frères et sœurs,
Nos cordiales salutations.
S’il subsistait encore des doutes dans la pensée de certaines personnes, ils se dissiperaient comme des nuages emportés par le vent.
Le régime du MPLA a pris la résolution de supprimer, dans un acte de désespoir, le nom du FNLA, du fait uniquement de son histoire richissime, le parti qui le dérange le plus, des mouvements nationaux de libération en le remplaçant par un sigle qui dorénavant n'aura aucune traduction. Créant ainsi une espèce de Parti politique qu'il a habillé avec les couleurs du glorieux FNLA.
Le FNLA est un idéal et celui-ci ne peut se tuer ou encore moins mourir.
En ce moment particulièrement grave et inquiétant, la Commission Politique Permanente a tenu trois réunions consécutives et a tracé un cap, celui de la résistance démocratique.
Et pour qu'il n’y ait plus de doutes sur la posture future du Parti, la déclaration en annexe circule au sein de toutes les couches sociales.
Nous vous remercions d’avance de l’intérêt qui sera accordé à nos informations et nous renouvelons nos meilleurs vœux.
DECLARATION
En 1997, un groupe de militants, en violation des statuts du Parti, a déclenché un conflit interne, avec divers types de complicité, en vue de détruire la Parti et sa direction.
Cette violation se produit dans un même espace géographique d’un Parti avec deux Présidents, le même drapeau, le même hymne, les mêmes insignes et les mêmes statuts.
La reconnaissance du marginal Lucas Ngonda en tant que supposé Président du FNLA a rencontré le silence et la complicité de certains organes de souveraineté et a renversé l'ordre interne du Parti et causé des dommages incalculables.
Huit ans après leur suspension du Conseil de la République qui les considérait comme les représentants du FNLA, les frondeurs acceptèrent de participer au Congrès de la réconciliation qui visait à harmoniser la vie du Parti et à organiser des échéances démocratiques. Toutefois, avides du Pouvoir, les frondeurs continuèrent à violer les statuts et le programme du Parti, jusqu'au point de convoquer un congrès extraordinaire des les installations du complexe futungo 2 (du MPLA) les 23 et 25 juin 2006 sans en avoir les prérogatives. Car, selon les statuts seul le Président du Parti dispose d'un tel pouvoir, c'est à l'issue de ce soi-disant "congrès extraordinaire", organisé en l'absence du leader historique du FNLA, feu Holden Roberto que le frondeur Lucas Ngonda s'est proclamé président du Parti.
Compte tenu de leurs actes d'indiscipline et bien d'autres manquements aux statuts et aux règlements du Parti, les frondeurs ont fait l'objet de diverses procédures disciplinaires dont le point culminant fut leur suspension des activités du Parti.
En plus de la violation de l'article 28 de la loi n°2/05 et des statuts du Parti, les frondeurs ont également violé l'accord d'entente issu du congrès de réconciliation du 2004 à Filda (Luanda), dont les termes stipulaient que le Président de l'époque, Alvaro Holden Roberto cesserait définitivement ses fonctions avec la prise de fonction de la nouvelle direction du Parti démocratiquement élue sur la base du suffrage universel, extraits de l'accord du Tribunal Suprême agissant en qualité de Tribunal Constitutionnel du 7 mars 2008.
Voici, référencés ci-dessus, les faits sur lesquels le Tribunal Suprême a prononcé le jugement qui donne raison à la direction légitime du FNLA que nous représentons. Il s'agit d'un jugement qui n'a toujours pas été abrogé et qui est digne d'être assumé au nom du peuple dans tous les états démocratiques du monde.
Toutefois, lorsque le président de la République, l'ingénieur Edouardo Dos Santos s'est rendu compte que la Cour Suprême ne pouvait pas, à la légère, couvrir sa politique macabre, il a profité de la création de la Cour Constitutionnelle qui, immédiatement et sans arguments judiciaires convaincants, a perverti le verdict, donnant ainsi suite et consistance au plan de destruction d'un Parti historique qui a fait plus d'effort pour la libération de l'Angola et a aidé à la fondation de la nation angolaise.
2. Les contradictions systématiques du Tribunal constitutionnel
Le 5 novembre 2007, le Tribunal Suprême (agissant en qualité de Tribunal constitutionnel) avec une certaine maladresse et dans un but non déguisé de protéger l'agent Lucas Ngonda, convoque la direction du Parti, ce jour-là, en plein congrès pour procéder à la confrontation des parties en conflit, telle que prévue par la procédure n°35 qui propose la réconciliation extrajudiciaire.Nous rappelons qu'à cette occasion, la Direction a été représentée par une délégation pour permettre la tenue du congrès.
Considérant toutefois, la violation systématique et réitérée des ententes antérieures, par la partie dissidente, il aurait été d'une certaine légèreté de réaliser en deux heures ce qui ne s'est pas concrétisé en 10 ans de conflit interne.
Ainsi le 7 mars 2008, la session plénière du Tribunal suprême toujours en sa qualité de Tribunal constitutionnel a non seulement jugé sans fondement mais aussi approuvé la demande d'appel déclarant illégal le congrès extraordinaire du FNLA qui a eu lieu les 20, 24 et 25 juin 2006, sous la présidence de Lucas Ngonda. Il convient de noter que, avec ce jugement confirmé à l'issue du recours, introduit par la dissidence, l'affaire dénommée "Cas FNLA" a été tranché.
Par ordonnance su 28 octobre 2008, le vénérable juge-Président de la Cour constitutionnelle a déclaré :
1 - a) La Cour constitutionnelle, à travers son jugement n°5 du 10 juillet 2008, dans l'affaire n°0009/PCD-2/08 a décidé de reconnaître et de considérer le conseil légitime élu du FNLA au congrès de ce Parti tenu du 5 au 7 novembre 2007
1 - b) De ce qui est indiqué ci-dessus, il est évident que c'est la direction du FNLA reconnue et autorisée par la Cour constitutionnelle pour représenter le Parti auprès des organismes publics et privés, pour tout effet utile et juridique.
2 - En conséquence, par le jugement n°5 du 10 novembre 2008, la Cour constitutionnelle aurait examiné et rejeté tacitement la pétition d'appel du Congrès de novembre 2007, présentée par le frère Carlinho Zassala.
3 - Sur la base de ces délibérations, le FNLA a pris part aux élections législatives de 2008, sous la direction du frère Ngola Kabangu, le Parti ayant obtenu 3 députés à l'Assemblée Nationale.
4 - Alors, l'opinion a été surprise de la notification du Tribunal constitutionnel, qui bien qu'ayant déjà, "pour effet utile et juridique", légalisé la Direction du FNLA issue du congrès de novembre 2007, demande la présence d'une part du frère Ngola Kabangu et d'autre part de Carlinho Zassala, candidat battu, accompagné de Lucas Ngonda, qui, il convient de la rappeler, avait cessé de faire partie du dossier FNLA par la force du jugement du Tribunal Suprême (agissant en qualité de Tribunal constitutionnel) du 7 mai 2008.
5 - L'autre contradiction réside dans le fait que le premier jugement du 7 mars 2008, ayant annulé le congrès du frère Lucas Ngonda qui, lui-même s'était démarqué du congrès de 2004 et le second jugement, ayant reconnu la légalité et la légitimité du congrès de 2007, autorisant par là même le Parti à participer aux élections de 2008. Comment peut-il être possible donc au Tribunal constitutionnel de vouloir oublier aujourd'hui que ce n'est pas un Tribunal qui confère la légitimé à un Parti, mais l'expression libre du souverain primaire dans le secret des urnes? Et par conséquence, c'est le FNLA dirigé par le frère Ngola Kabangu qui, précisément, a été soumis au suffrage par le vote secret du peuple et reconnu déjà avec la situation de juré par ce même Tribunal?
6 - Le jugement n°109/2009, en rendant illégal le congrès de 2007, aggrave les contradictions que nous venons d'évoquer, puisque le Tribunal constitutionnel avait permis une année avant qu'une direction illégale participe aux élections législatives de 2008, rendant illégaux aussi bien ces résultats finaux que les actes juridico-légaux qui en découlent, à l'exemple de la Constitution de la République d'Angola ou de disposition régissant les élections législatives. Quelle contradiction!
7 - Cela donne raison au Dr Raul Araujo (l'actuel juge-conseiller du Tribunal constitutionnel, en tant que bâtonnier de l'ordre des avocats d'Angola qui a eu le courage de dénoncer publiquement le fait que "en Angola, il y a des jugements influencés dans les tribunaux".
8 - Il n'y a pas de doute que le Tribunal constitutionnel est en train d'accomplir la mission d'éteindre le vrai FNLA dont la direction soutenue par les militants est éloigné du pouvoir, pour favoriser un faux FNLA.
9 - Le FNLA appartient à ses militants et non au Tribunal constitutionnel qui est au service de Monsieur le Président de la République.
10 - Ainsi, nous continuerons notre lutte politique et démocratique dans le profit de la défense intransigeante des principes et du patrimoine historique et politique de la grande famille du FNLA, conformément à la devise du congrès ordinaire du 20 au 22 décembre 2011.
La COMMISSION POLITIQUE PERMANENTE du FNLA

